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Ce soir, j’avais rien, mais rien à faire. Ouais c’est sur, il y a toujours quelques boîtes à faire pour l’éventuelle déménagement, du ménage, hum… des cennes à rouler (?), mais bon, je feelais pas pour ça ce soir. J’avais plutôt l’âme solitaire aussi, je n’étais pas tenté de faire quelque chose avec de la compagnie. En faite, je voulais juste rien faire. Par contre, j’étais écoeuré de l’ordinateur, de la télévision… Alors, je me suis dit: “Tant qu’à rien faire, vas-y d’aplomb!” J’ai donc pris mon best-of de Radiohead, une Rickards et l’échelle super-méga-pratique de mon père qui peut se plier selon notre volonté pour faire un V à l’envers ou même un Z (mais bordel, à quoi peut bien servir une échelle en forme de Z, cibole!???) pour monter sur le toit de notre maison et… rien faire.

Je me suis mis à observer les étoiles. J’en ai fixer une, pendant des minutes, et, le Radiohead aidant, je me suis perdu dans mes pensées. Ça fesait longtemps que ça ne m’était pas arrivé, il y avait toujours quelquechose pour me distraire que ça soit la job, des tâches à faires, l’ordinateur, la musique… C’est là que je me suis rendu compte à quelle point c’était plaisant de tout simplement se retrouver avec soi-même et penser. Penser à quoi? À n’importe quoi.

Ça peut être cliché, mais je me rendait compte à quel point on était petit. L’étoile que je fixais, j’ai fini par me rentrer dans la tête que c’était Mars, pour je ne sais quelle raison. Bordel, ce n’était qu’un foutu point. Tsé, il est difficile de se représenter à quel point la Terre est grande. Les distances sont tout simplement trop immenses pour notre cerveau. Et Mars, elle est de grandeur comparable. Dans notre ciel, ce n’est qu’un foutu point. Un point! Et nous? On est quoi la-dedans? On ne pourrait même pas se comparer à la pointe d’une aiguille dans une botte de foin. En faite, on ne pourrait probablement même pas se comparaître à un électron formant l’aiguille…

C’est fou pareil. Tout n’est constitué que d’atomes… En faite, la plupart l’auront vu en science physique (ou tout simplement par culture personnelle), tout n’est constitué que, majoritairement, de vide et d’atomes. Pis ça nous donne l’univers, le Soleil, la Terre. Et nous ne sommes qu’un tas de vide et d’atomes… Mais nous ressentons des sentiments, des émotions intenses, comme l’amour, la tristesse… Criss, on est juste un tas d’atomes!!! Je trouve ça fascinant de voir ce que l’homme est… Un tas d’atomes, capable de faire preuve d’amitié, de bonheur, de haîne, de joie, de curiosité…

En tk, je vais arrêter de vous partager mes pensées… Quand le CD de Radiohead fut terminé, j’ai décidé d’écouter tout simplement le silence. Mais bon, le silence étant constitué majoritairement du bruit des voitures passant sur 232 et le fait que la bière, étant un diurétique, m’a finalement sorti de cette kind of méditation, j’ai donc redescendu par l’échelle (C’est moins facile que d’y monter, hein? Au moins j’aurai pas eu besoin de l’aide de Max et/ou Frank =_=) en me disant que c’était à refaire. Peut-être avec quelqu’un la prochaine fois? Ouuuaaaiiisss! Tout le monde! Open House sur mon toit!!!! hummm *s’étouffe avec sa salive*

–PL–

En cette fin de session, la dernière pour un bon moment, j’ai besoin de rêver. À force de lutter à feu et à sang contre les obligations et les désespoirs quotidiens que nous offre le programme de Sciences pures, j’ai besoin de m’imaginer le moment où je pourrai me soûler en paix, le prochain moment où je pourrai lâcher mon fou sans gêne ni…tout autre agent contraignant que ce soit. Je pense à la soirée parfaite, mélange de bouts de souvenirs vécus ou à venir, peut-être!

C’est le genre de soirée d’été où le ciel est dégagé, le vent est bon et les amis aussi…On boit tranquillos, on déconne et on rit autour d’un feu de plage. Une couple de guitares et c’est les Québécois qui embarquent, avec leur Paul Piché et leur Harmonium («Où est passé tout ce mon-de qui avait quelque chose à raconter…!») et leur petit côté bilingual sympatoche avec du Manu Chao et du Bob Marley. On a le sourire au coeur, et on profite des derniers moments qui nous rassemblent, tout le monde devant ensuite se quitter pour l’été, l’année ou la prochaine décennie. La soirée se continue au Sens, où le DJ flaire bien le potentiel de party qui nous habite, et se lance alors dans nos tounes. Les habitués de party de fête savent de quoi je parle. C’est le succès à tout coup. Les shooters fusent de partout, les bières giclent et les têtes se cognent! On se promène de tables en tables, tout le monde se connaît et tout le monde est content. L’euphorie habite tout le monde sans exception, sauf peut-être une de nos amies qui pleure parce qu’elle se croit laide et moche, mais on continue à boire. De l’eau. Tsé le genre de soirée où on va 22 fois aux toilettes. On paye une tequila à la fille déprimée, et on retourne sur la piste de danse, où on enchaînera toute une trâlée de chorégraphies toutes plus quétaines les unes que les autres. Pour on ne sait quelle raison, on se trouve à faire du bodysurf sur la foule soûle et en délire…Tsé ce genre de soirée où les heures semblent s’évanouir à chaque clin d’oeil, ces heures que l’on essaye de rattraper, mais en vain. On continue de se téléporter d’un endroit à l’autre (parce qu’avec le pourcentage d’alcool qu’on a dans le sang, les moments accélèrent puis ralentissent…puis se volatilisent!), puis on croise la fille déprimée de tantôt qui est en train de subir les consolations orales d’un jeune inconnu en visite. On est soûl mais pas trop, juste assez pour rire sans retenue dans le dos du couple temporaire qui s’active dans un coin. Mais quelle soirée! Elle n’est toujours pas finie, mais elle vous semble déjà trop courte…

Si on finit dans notre lit, on s’endort à moitié déshabillé avec un sourire en coin, après avoir lâché un petit  commentaire pour soi-même typique de l’euphorie et du taux d’alcoolimie de la soirée du genre : « Ah! je vous aime tout le monde! » ou bien « Aaah je suis tellement bien »! 

Et si on a bu assez d’eau durant la soirée, on a PEUT-ÊTRE pas trop un gros mal de caboche le lendemain midi. Mais bon, pour la soirée! On y pense même pas…

!Lau!