You are currently browsing the tag archive for the 'société' tag.
S’il y a une chose dont j’ai peur, c’est de perdre mon autonomie, de finir vieux et seul dans un hôpital ou carrément fou dans un asile… Comme la plupart le sais, je travaille à l’hôpital et j’ai donc l’occasion de constater les conditions dans lesquelles certains vivent. On retrouve à Sacré-Coeur un foyer où sont envoyés par les services sociaux les personnes agées qui ne sont plus en mesure de s’occuper d’eux-même. Or, ce foyer est occupé à pleine capacité. Où sont alors envoyés les autres qui ont perdu leur autonomie? À l’hôpital, en train de simplement attendre leur place au foyer…
Attendre, c’est bien tout ce qu’il font. Pour une certaine question de sécurité, le personnel hospitalier doit s’assurer que ces patients ne quittent pas l’étage. Parfois, ils doivent carrément les attacher. Ils les attachent à leur chaise et attachent aussi cette chaise à un poteau, pour s’assurer qu’ils ne s’enfuient pas en sautillant. Ils passent donc leurs journées complètes sur une chaise, à ne rien faire. Ils sont assis et… attendent. Souvent, ils ne peuvent même pas regarder à l’extérieur, les rideaux étant fermés à l’aide d’épingle à linge afin de favoriser le sommeil. Ils n’ont pas tout le temps la télévision, ils faut encore, et toujours, payer pour pouvoir profiter d’un écran de 2 pouces carrés. Le programme d’une journée est donc principalement destiné… à ne rien faire. Et qu’est-ce que tu veux faire quand t’es attaché sur une chaise et que t’as rien, mais RIEN à faire? Ben t’essayes juste de te détacher…
Quand on y pense, leurs conditions sont comparables à celles d’un chien en laisse. À l’exception près que le chien, il peut aller dehors et que le chien n’a pas vécu de situation meilleure… Ces personnes agées ont probablement élevé une famille et travailler toute leur vie, et ils la finissent attachées sur une chaise…
J’ai de la difficulté à comprendre pourquoi de telles situations sont encore considérées comme étant banales dans notre société. Les Big Macs du Mcdo qui n’ont plus de tomates, ça fait les manchettes pendant 2-3 jours. Mais quand ça concerne la conditions de nos vieux, oups… La commission sur les accomodements raisonnables à fait réagir tout le monde. Mais celle sur les personnes agées, qu’en est-il devenu? Vous savez quels ont été les conclusions? Moi non. Parce que les vieux, on s’en fout. Jusqu’au jour où l’on est devenu, nous aussi, un vieux.
Personnellement, ça me fout la chienne de finir comme ça. Je préfèrerais pratiquement mourir que de vivre ça. Ça pourrait être la même chose, par exemple, si je devenais paraphlégique. Perdre ma maison, tout mon argent, être obligé de vivre dans la rue, ça me fait pas peur. Mais ça… Tout ce que je sais, c’est que je vais m’assurer que ça n’arrivera pas à mes parents, c’est sûr et certains que je vais être derrière eux.
-PL-
(waaaah un article sérieux!)
Ce que plusieurs critiquent de notre société, et avec raison, c’est de toujours vouloir plus. On veut avoir les derniers gadgets à la mode, les plus beaux vêtements, on veut pouvoir avoir du plaisir, s’éclater à fond sans endurer les conséquences… On veut fêter toute la nuit, se réveiller le lendemain en parfaite forme, pouvoir refêter le soir même… Évidemment, avec un tel régime, le corps ne suit pas. On fait donc appelle au remède miracle: les boissons énergisantes ou les suppléments énergétiques, peu importe les conséquences que cela peut bien avoir sur la santé.
Dernièrement, vous l’avez surement vu, Énergie vient de commercialiser (de façon illégale, d’après Le Devoir…) une gamme de supplément énergétique: Boost, D-Stress, R-Set, X-Cite homme et femme. Avec de tels noms, j’ai juste le goût de me lancer à travers la fenêtre et courir jusqu’au premier dépanneur en acheter…
Sans compter qu’ils sont 100% NATURELS! Wow! Jcapote.
HEY! Est-ce que je m’amuse à licher des crapauds?? Je me fais tu des petites crèmes pour le visage avec de l’herbe à poux??? Pourtant, c’est 100% naturel, il ne devrait pas y avoir de problème…
Ce qui est déplorable, c’est que, contrairement aux autres suppléments énergétiques, ils ne sont pas vendus dans des boutiques spécialisées. C’est plutôt entre les nouvelles gommes Strides (dont la saveur dure trop longtemps!) et les Kinder Surprise qu’on les retrouve. En temps normal, on devrait demander l’avis d’un spécialiste. Pensez-vous vraiment que le petit commis travaillant probablement au salaire minimum pour pouvoir payer son auto usagée toute rouillée sait de quoi vous parler quand vous lui parlez de vos hypotenseurs et de vos problèmes hépatiques? Probablement qu’il s’en sacre comme l’an 40…
En plus, ces suppléments ne sont pas vraiment efficaces. Par exemple, le gingembre peut être efficace contre les lendemains de veilles si l’on en prend 2 grammes. Dans le supplément R-Set, on en retrouverait 0,025 g, soit 1,25%! Wow, big deal! Au pire, je pense que je me ferai un café…
Pourquoi, pour une fois, on ne tenterait pas d’écouter notre corps? Vous savez, si on est fatigué, ça ne veut pas dire qu’il faut se ploguer une intraveineuse de Redbull dans le bras, ça veut peut-être plutôt dire qu’il faudrait penser éventuellement à dormir… Mais bon, qui suis-je moi pour dire ça? Dans le fond, j’y connais rien. Je dois surement avoir tord…
–PL–
Me voilà à Bruxelles, ville de pavés de pierre, de bistros et de chocolateries…Certains diront que je fais chier, mais dites vous que j’écris en ce moment sur ce blog pour perpétuer mes apparitions salées comme dans grain de sel. Avec un clavier européen, en plus. Certains évènements m’ont amenée à réfléchir. La confiance d’une femme ne tient souvent qu’à un fil…Qu’est-ce qu’être sexy? Sur le coup, on trouve cette question stupide, puis quelques secondes plus tard, on y pense un peu plus…Cela doit dépendre des goûts, vous me direz. Très probablement, comme notre perception de la beauté. Ce sont des notions bien relatives. Pourtant, ça peut déranger. Je trouve un peu pitoyable de voir tous je dis bien TOUS les hommes se trahir en baissant les yeux sur les fesses d’une fille qui est près de moi, portant des jeans particulièrement moulants. Du genre deuxième peau. Alors au moment même où un regard se pose sur ce derrière un tant soit peu aberrant, quelle pensée se forme dans l’esprit de celui à qui le regard appartient? Il ne se dit certainement pas : “Tsss…franchement”. Soyons réalistes. Je pencherais plutôt pour certaines pensées que je ne divulguerai pas ici. Alors la question est : Est-il vraiment valorisant de susciter l’obsénité masculine? J’entends des woooo menute d’ici, mais je mets une nuance : l’attirance peut entraîner certaines pensées reliées à la sexualité, soit. Mais quel genre de sexualité? Hen hen! Peut-on vraiment se vanter d’attirer tous les yeux sur ses fesses et ses seins quand on a plutôt tendance à être considérée plus que moins comme un objet? Certaines ne vivent que pour le désir qu’elles suscitent. Ca me révolte un peu. Il y aura toujours des milliers de “mais”, mais peu importe. Oui, je peux être vexée, mais point jalouse. Y’a des putains de limites! Je préfère éviter les talons hauts sur les rues belges. D’après moi, sexy et élégante font 9 quand on manque se renverser la cheville à chaque pas, et qu’on doit courir pour tenir le rythme du groupe…Mais c’est bien seulement mon opinion. Je préfère dormir, plutôt que de passer d’interminables moments devant le miroir à entrenir une image qui ne veut rien dire, finalement. Je préfère porter un foutu imper à capuchon plutôt que de me tremper en portant une petite veste qui fait ressortir davantage mes seins déjà très… proéminents. Tout est une question de SURFACE. Les faux cils, les voitures de sport et les miroirs portatifs. Tout pour entretenir une version peu glorieuse de la sexualité, celle où tout se fait selon des angles de caméra, celle qui fait retourner la tête des gars…Non, je ne fais pas un texte de frustrée qui manque de popularité. Je m’insurge seulement contre la carence en vitamine Profondeur de la société et du goût trop souvent douteux des êtres humains. Ca me fâche et pourtant, j’assume complètement mon choix qui penche vers le confort physique et psychologique. Je suis peut-être pas sexy en capuche, mais au moins, je fais pas honte à mon sexe. C’était mon point final.!Lau!
L’arrivée d’une petite tempête de neige cette nuit nous rappela, à mon père et à moi, quelques péripéties d’une journée de fin de session en décembre dernier…Ce fut le 17 décembre 2007 qu’un désabusement pour le service de déneigement de la ville nous assailla tous les deux. Après avoir découvert à 6h45 que le Cégep était fermé, je me levai un peu déprimée d’avoir à repousser mon dernier examen, mais atteinte d’une fébrilité qui est propre aux enfants une journée de tempête! C’est ainsi que vers les 10 heures, je m’habillai tel un inuit pour rejoindre mon père qui commençait à évaluer la gravité du désastre : beaucoup de neige. Beaucoup. Le pelletage, c’est cardio. Depuis quelques années, je ne peux plus compter sur mes frères pour me complaire dans les joies de ma féminité, qui dans de légers spasmes traditionnalistes, pouvait jouïr d’un certain confort face aux travaux physiques. J’ai tout de même toujours aimé jouer dans la neige, alors les heures de pelletage qui m’attendaient n’arrivaient pas à détruire ma motivation!! Après deux heures, mon père et moi avions réussi à passer au travers des trois quarts du travail. C’est alors que dans un rugissement d’acier apparut la “gratte” aux vitres gorgées des flammes de l’enfer engagée par la ville pour déneiger les routes. Elle passa lentement sous nos yeux implorants, nonchalante, pour amplir notre stationnement et nos pieds d’une neige compacte et lourde, doublant le travail que nous avions à faire au départ! C’est alors qu’une vague de Dalaïlamaisme nous submergea tous les deux, filtrant tous les sacres dignes d’un bûcheron de la Vallée qui auraient pu nous venir à la bouche pour les transformer en un simple petit rire jaune inoffensif. M’étonnant moi-même de tant de zenitude, je lançai ironiquement mais de bon coeur à mon père que c’était une des plus belles activités père-fille que j’avais jamais faites. Malgré le fait que les déneigeurs font ce qu’ils peuvent, je me plaisais à imaginer le conducteur de “gratte” démoniaque qui criait des MOUAHAHAHAHAH! après avoir détruit tout espoir de vie chez de pauvres petits habitants… Nous nous remîmes au travail avec l’énergie du désespoir. Mais nos péripéties d’hiverses et avariées ne s’arrêtèrent pas là : un tracteur apparut entre deux bourrasques de poudrerie, pour accomplir sa noble tâche dans la cour du voisin d’en face. Alors qu’il se reculait pour quitter vers un monde meilleur, il avança vers notre fameux banc de neige pour réduire à néant ce qui représentait pour nous encore une heure de travail. Nous l’accueillîmes avec un grand sourire qui criait «HALLELUJAH!». J’observai repartir notre bon samaritain sur tires extra larges qui m’avait convertie en quelques secondes en sa religion, peu importe laquelle. Ça ne lui a rien coûté de passer un ptit coup sur notre entrée, mais il aurait tout aussi bien pu se foutre de nous et partir sans un regard en arrière. Imaginez si toutes les personnes de la terre faisaient comme lui. On passe trop souvent notre chemin sans avoir sauté sur LA petite occasion qui nous aurait rien coûté, mais qui aurait fait la journée de quelqu’un. Pour d’autres qui ont plus de pouvoir ou de notoriété, ç’aurait peut-être fait la vie de quelqu’un. ‘Voyez ce que je veux dire? C’est alors que Jacques le fataliste apparaît et s’écrie : «Anyway, on y peut rien, on est dans une foutue société individualiste»! Et moi, dans une lutte au conformisme et au déterminisme qui mine tout progrès, je continuerai toujours de faire de jolis sourires et de petites plaisanteries à la caissière qui passe de longues journées sous les lumières blafardes d’un Super C. Amen.
!Lau!

Commentaires récents