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Une semaine avant la date cruciale du vendredi 16 mai, alors que l’on est enterrés par dessus la tête de devoirs, de travaux et d’étude à faire, on s’identifie très facilement à des appellations telles que : ratz, nerds, pas-de-vie, zombie, légume, coquerelle insomniaque, etc. Aussi, en ce samedi 10 mai 2008, après huit heures de chimie, voici la liste des caractéristiques d’un étudiant en fin de session en Sciences de la Nature. Plusieurs pourront confirmer.

 

Alors tu te fucking pètes une fiouse quand:

 

1) tu fais des travaux et que tu te mets à parler tout seul, parce que ça t’aide.

2) tu deviens momentanément accroc au café

3) tu adoptes une position de néo-yoga: la salutation du dos voûté au soleil

4) les seuls contacts que tu as avec la civilisation se résument à des questions de physique

5) les seules phrases qui sortent de ta bouche quand tu croises le sexe opposé c’est : “beuh beuh racine carrée de la masse euf ..blah… Énergie potentielle du dixième…keuf keuf… “, etc.

6) tu manques crisser ta calculatrice par la fenêtre à tous les cinq minutes

7) tu dors accompagné de tes graines d’efface

8 ) tu déjeunes, dînes, soupes et dors au local de Sc. Nat. , y compris la fin de semaine

9) je pourrais continuer la liste, mais j’ai pas le temps. À vous de continuer!

 

!Lau!

Comme le dirait si bien Louis chéri, le rush de fin de DEC m’assaille de toute part (je n’oserai point parler pour Pierluc, mais je doute bien que c’est la même chose pour lui…). Les Sciences de la Nature, c’est comme une épée de Damoclès qui te tombe dessus une fois toutes les deux semaines : je pourrais aller jusqu’à dire qu’en Sciences Nat, on s’amuse! Seulement, les rushs vont et viennent, désespérant, arrachant même parfois des larmes de panique qui sont la plupart du temps essuyées par des crises de bouffe! Pourtant, les notes ne sont plus une priorité dans ma vie, et ça, c’est quelque chose qui ne se voit pas trop souvent dans ce programme où toute personne qui semble se faire du fun risque de se faire regarder croche par un prétendant au trône de la médecine. Oh là là que je vois d’ici mes compatriotes me pitcher des tomates! J’exagère, mais ça m’arrive souvent. Et je parle pas des tomates! On oublie trop souvent que travailler dans une atmosphère où il n’y a pas seulement place au grave sérieux de la «MATURITÉ» est d’autant plus bénéfique. La maturité, je suis désolée si je crée de l’émoi pour certains, mais ne rime pas trop souvent avec sérieux. Le plus triste, c’est que le Cégep c’est aussi, selon moi, fait pour accroître sa vie sociale et ses intérêts hors cours. Mais c’est en faisant des trucs de ma vie comme écrire, danser et rire que j’ai renoncé à la médecine, rêve de mon secondaire. Et c’est sans regret (si vous saviez comment je suis contente de m’imaginer dans les vignobles l’automne prochain)! Tout ça pour dire que j’écris, en ce dimanche matin qui annonce beaucoup de physique. Mais comme le plaisir a une grande place dans ma vie, je me laisse aller…Quel vil péché! Jetez-la au bûcher!

!Lau!