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Vous les connaissez, ce genre de talkshows qui exposent à grands coups de dramatisations et de témoignages humides et larmoyants des cas de désespoir et de détresse infinies…Ça leur arrive de faire des retours émouvants…La famille Tremblay trois mois plus tard, comment ils vivent aujourd’hui leur nanisme ajouté d’un handicap cérébral sérieux, de syphilis occasionnelle, couronné d’oreilles en choufleur…Faisons aujourd’hui la même chose, mais pour les postétudiants du cégep de Rimouski, spécialement ceux en Sciences de la Nature, traumatisme oblige.

Dix jours après la fin de la session, voici comment je vis mes VACANCES.

Puisque je commence à travailler à temps plein qu’en début juin, je me suis permise un petit voyage en Ontario, dans un village de 4000 personnes et d’une douzaine d’églises : Lakefield. Un peu malgré moi, j’ai commencé à m’empâter. La paresse, cette tendance diabolique qui a dû être refoulée toute l’année durant, a pris possession de mon âme chaste et pure. Elle se traduit par plusieurs symptômes, soit obésité du sommeil, créée par l’accumulation de grasses matinées, une accomodance à la sérimine, drogue provenant du canal Séries +, spécialement des séries policières telles que les Experts, Témoins silencieux et CSI Miami, puis des visites un peu trop fréquentes sur le site de Fesse-bouc, bien qu’à chaque fois, je constate que c’est inutile et emmerdant.

Bref, je croûte, végète et les quelques petits trucs que je devrais faire tels qu’organiser mon trip en Europe de l’automne prochain se trouvent momentanément engloutis par mon état d’alitement intensif. C’est clair que les vacances, c’est fait pour se reposer. Mais j’ai succombé. Surdose. Je m’en vais marcher sous la pluie, et que ça saute!

Ah et puis…Je m’ennuie de Rimouski. Ça y est je l’ai dit! Je suis partie!

!Lau!

Une semaine avant la date cruciale du vendredi 16 mai, alors que l’on est enterrés par dessus la tête de devoirs, de travaux et d’étude à faire, on s’identifie très facilement à des appellations telles que : ratz, nerds, pas-de-vie, zombie, légume, coquerelle insomniaque, etc. Aussi, en ce samedi 10 mai 2008, après huit heures de chimie, voici la liste des caractéristiques d’un étudiant en fin de session en Sciences de la Nature. Plusieurs pourront confirmer.

 

Alors tu te fucking pètes une fiouse quand:

 

1) tu fais des travaux et que tu te mets à parler tout seul, parce que ça t’aide.

2) tu deviens momentanément accroc au café

3) tu adoptes une position de néo-yoga: la salutation du dos voûté au soleil

4) les seuls contacts que tu as avec la civilisation se résument à des questions de physique

5) les seules phrases qui sortent de ta bouche quand tu croises le sexe opposé c’est : “beuh beuh racine carrée de la masse euf ..blah… Énergie potentielle du dixième…keuf keuf… “, etc.

6) tu manques crisser ta calculatrice par la fenêtre à tous les cinq minutes

7) tu dors accompagné de tes graines d’efface

8 ) tu déjeunes, dînes, soupes et dors au local de Sc. Nat. , y compris la fin de semaine

9) je pourrais continuer la liste, mais j’ai pas le temps. À vous de continuer!

 

!Lau!

Ouais… Je crois que je suis content de ma mi-session. De façon générale, j’aurai pas trop glandé… Bière verte, recherche effrénée d’un appartement situé dans le Bronx sherbrookois, séance amateure d’hypnose, des vieux chums, un film assez freakant merci (non Pige, c’est pas la ligne brisée -_-), bref, j’en aurai profité. Côté devoirs, j’ai oublié d’amener la productivité dans ma valise…Mais de toute façon, faut bien décrocher un peu, c’est à ça que ça sert la mi-session, à se rattraper sur la fatigue, ce qui inclut particulièrement la fatigue mentale dans mon cas… Je vous donne un échantillon de mes devoirs, je crois que par instant j’ai atteint un sommet dans l’art de divaguer pendant mes réflexions sur la physique de secondaire 5 (uncensored).

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Attention, peut-être que cette page vaudra des millions plus tard…

–PL–

Comme le dirait si bien Louis chéri, le rush de fin de DEC m’assaille de toute part (je n’oserai point parler pour Pierluc, mais je doute bien que c’est la même chose pour lui…). Les Sciences de la Nature, c’est comme une épée de Damoclès qui te tombe dessus une fois toutes les deux semaines : je pourrais aller jusqu’à dire qu’en Sciences Nat, on s’amuse! Seulement, les rushs vont et viennent, désespérant, arrachant même parfois des larmes de panique qui sont la plupart du temps essuyées par des crises de bouffe! Pourtant, les notes ne sont plus une priorité dans ma vie, et ça, c’est quelque chose qui ne se voit pas trop souvent dans ce programme où toute personne qui semble se faire du fun risque de se faire regarder croche par un prétendant au trône de la médecine. Oh là là que je vois d’ici mes compatriotes me pitcher des tomates! J’exagère, mais ça m’arrive souvent. Et je parle pas des tomates! On oublie trop souvent que travailler dans une atmosphère où il n’y a pas seulement place au grave sérieux de la «MATURITÉ» est d’autant plus bénéfique. La maturité, je suis désolée si je crée de l’émoi pour certains, mais ne rime pas trop souvent avec sérieux. Le plus triste, c’est que le Cégep c’est aussi, selon moi, fait pour accroître sa vie sociale et ses intérêts hors cours. Mais c’est en faisant des trucs de ma vie comme écrire, danser et rire que j’ai renoncé à la médecine, rêve de mon secondaire. Et c’est sans regret (si vous saviez comment je suis contente de m’imaginer dans les vignobles l’automne prochain)! Tout ça pour dire que j’écris, en ce dimanche matin qui annonce beaucoup de physique. Mais comme le plaisir a une grande place dans ma vie, je me laisse aller…Quel vil péché! Jetez-la au bûcher!

!Lau!