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And even if it’s easy, to be free…
What’s your definition
Of Freedom ?

And who the fuck are you, anyway ?
Who the fuck are they ?
Who the fuck I am to say
What the fuck is really going on ?

«Ça, man, c’est la vraie liberté»… Était de s’accorder un autre blogueur Sherbrooko-Rimouskois ainsi qu’une future star du rock en ma compagnie lors d’un vendredi soir où le film ne fût définitivement à la hauteur de nos attentes. Que ce soit en faisant du camping à 15 kilomètres au sud de la métropole bas laurentienne où en devenant locataire d’un nouvel appartement dans un quartier multiethnique nous permettant enfin de réaliser notre rêve de développer un réseau de revente de cigarette de contrebande amérindienne à l’intérieur de l’Estrie, ce n’est pas la liberté.

Enlevez-vous ça de la tête en partant. Ça sert même pas à rien d’en débattre.

Je ne parlerai même pas de l’exemple du camping puisqu’il est a priori plutôt stupide et que si quelqu’un me dit que d’aller camper, c’est la liberté, et bien nous ne sommes pas nécessairement fait pour nous entendre. Parlons de la liberté d’être en appartement, en dehors de ce cocon familial que tant de gens rejettent pendant qu’ils en font encore parti mais qui le pleurent lorsqu’ils en sont éloignés.

La seule chose qui change lorsque vous êtes en appartement, c’est l’heure ou vous mangez. Vous faites probablement la même chose que vous avez fait chez vous, dépendamment de quelques facteurs impondérables. Le reste, c’est de la foutaise. La liberté de s’occuper vous-même de votre argent ? Vous allez encore être pris avec les mêmes obligations de travailler, ou d’étudier, avec parfois plus de pression. Les mêmes entreprises, quelles soit du domaine alimentaire, des télécommunications ou de l’immobilier vous tiendront toujours en grippe.

Et si, pour vous, être libre signifie de pouvoir sortir sans que l’autorité parentale n’en soit au courant, de rater un souper sans que personne n’hausse les sourcils, ou tout simplement avoir son petit espace à soi sur terre, et bien, je me dis, secrètement, poliment, docilement que c’est peut-être moi qui est pas correct…

-TP-

«J’erre sans but, J’erre sans but, J’erre sans but»

J’erre sans but.

La tête à terre, les mains sur la nuque. Ma soeur et Pierluc sont d’un silence relatif. Enfin, peut-être ont-ils marmonné des trucs, je les écoutais même plus. Je m’en foutais. Je regardais partout. Vous savez ces moments ou les mots vous dépassent, où est-ce que vous essayez simplement de comprendre la situation. C’était un de ces moments-là, ou j’avais plus rien à lâcher. Ma soeur sur-réagit, comme d’habitude. Elle capote. Moi et Pierluc tentont de rester calme, posés, face à cette situation plus que frustrante.

Je me souviens, j’avais dit à Élie que le ménage serait pas trop long, qu’on serait revenu bien à temps pour préparer le souper. Il est quoi, deux heures ? On arrive devant la porte de notre nouvel appart. L’Hécatombe. DES FUCKINGS EXTERMINATEURS ? On se console plus tard, parce que semble-t-il que c’est partout dans l’immeuble que l’exterminateur passe. L’immeuble est dans un désolant désordre. Jamais dans ma vie je n’avais vu un endroit aussi sale. Un vieux four incroyablement sale, qui sera enlevé par le proprio plus tard dans l’après-midi, d’une nationalité inconnue (selon moi grec ou italien), des panneaux d’armoires sur le point de tomber, une grande quantité d’épices non-identifiés dans les armoires. La cuisine est définitivement le champ de bataille auquel nous devons le plus nous attarder durant la fin de semaine.

Point de rupture. J’écoute le documentaire Point De Rupture chez ma soeur, racontant l’histoire du Référendum de ‘95 sur l’indépendance nationale. C’est en même temps une douce ironie, puisque notre bail est aussi au point de rupture. On analyse les appartements encore libres, il est 7 heures du soir. Malgré le choix encore abondant, résultant d’une mini-crise du logement en manque de locataires, il n’y en pas un seul qui correspond à nos critères. Il sont soit hors de prix ou dans des quartiers merdeux (comme le nôtre).

Grosse discussion avec le proprio. On décide de le laver, et de faire confiance à la garantie des exterminateurs. 20 heures, 12 Juillet. Le début des opérations. On en sort a moitié vivant, le lendemain, vers 15 heures. On a dormi environ 7 heures chacun, le reste, on l’a passé dans la crasse, avec les détergeants comme seule solution. Le traitement semble faire effet. Normalement, cela prend 21 jours à fonctionner, mais on en a pas vu de la journée de dimanche. La déléguation Pigeon-Caron/Marcoux-Viel a travailler d’arrache-pied pendant près de dix heures pour arriver à un dénouement “acceptable”. Reste un peu de ménage à faire, un aspirateur à passer partout, de la peinture à faire dans les deux chambres.

Il est 3 heures moins quart, 13 Juillet. J’erre encore sans but. Cependant, j’erre sans but dans un environnement d’une propreté relative.

-TP-

Des rumeurs circulent: il y aurait peut-être un remake d’Oggy et les cafards! En effet, depuis que deux colotaires seraient retournés à leur nouvel appartement, un projet serait sur table. Le casting est ouvert pour le personnage au nom de “Jack”, les autres rôles étant déjà comblés…

Non, mais sans blague, en fin de semaine, nous avons eu droit à tout un badbeat, comme aurait dit Pige. Nous sommes allés à notre appart pour vérifier si tout était correct et acheter les électroménagers. Pendant la nuit, j’avais rêvé que je magasinais les meubles et que nous allions à l’appartement pour laver les murs et que ceux-ci étaient noir de crasse… Et bien, sans surprise, les deux étaient des prémonitions…

J’avais le présentiment que quelquechose allait mal se passer. Comme de fait, quand nous sommes arrivés à l’appartement, quel joie m’envahi de constater qu’une belle feuille, affichée sur la porte d’entrée, annonçait que les exterminateurs allait venir dans les prochaines heures…

Après avoir longuement hésité à se trouver un nouvel appartement, nous avons décidé de rester. Nous avons pris des photos et des vidéos des cafards pour se backer au cas où nous voulions briser le bail, mais nous avons décidé de miser sur l’efficacité du traitement. En effet, le traitement anti-coquerelle est garanti pour un an, s’il y en a de nouveau, les exterminateurs reviennent gratuitement. De plus, l’immeuble au complet a passé au traitement… Mais bon. Pour avoir lavé, désinfecté, aseptisé l’appartement au complet, je peux vous dire que les anciens locataires n’ont probablement pas aidé au problème. L’appartement adjacent, maintenant vide, semblait encore bien pire. J’espère que les nouveaux locataires seront propres…

Bilan: Une bouteille d’eau de Javel presque vide, une bouteille de Hertel aussi vidée ainsi que la moitié de la recharge, un contenant de nettoyant pour le plancher dont il reste quelques gouttes dans le fond, la moitié d’une bouteille de Monsieur Net et j’en passe… Bref, tout, mais tout y a passé.

Quand nous l’avons visité, le logement semblait clean. Il était beau, éclairé, parfait pour nos besoin et situé près de tout ce qu’on avait besoin. Mais quand nous sommes rentrés… quelle déception… Mais après ce méga-ménage-de-la-mort, je peux maintenant dire que je suis fier de notre appartement. J’espère juste que l’histoire des coquerelles, c’est du passé…

D’où le fait que je n’arrête pas de penser à Oggy et les cafards, et que je me suis réveillé avec la chanson “La Cucaracha” dans la tête…

–PL–

Je suis présentement à Sherbrooke, qui est à seulement 500 km, mais je me sens déjà bien loin de mon petit monde Rimouskois auquel je suis si attaché. Si je suis aujourd’hui à Sherbrooke, c’est pour faire quelque chose que j’aurai probablement à faire une dizaine de fois à faire : Me trouver un appartement.

Et ce n’est pas facile, se trouver un appartement ! Surtout lorsque vous êtes étudiants, et que vous tentez de voir ce qui vous convient le mieux à vous et à votre colocataire. Surtout lorsque vous avez un budget assez limité. Surtout lorsque vous n’êtes pas le seul à vouloir un appartement et que vous devez vous décider au plus vite.

C’est souvent lorsque l’on quitte quelqu’un qu’on se rend compte à quel point il était cher à nos yeux. Ce sera le cas lorsque je quitterai mes parents, en Août prochain. Je me rends aujourd’hui compte de toutes les tâches qu’ils faisaient et que je devrai faire seul, ou presque, l’an prochain.

Moi et Pierluc, autre âme en peine masculine de ce blog, serons en appartement ensemble l’an prochain. Après avoir fait des plans et visité toute la journée des appartements, nous nous retrouvons devant un constat de semi-échec : L’appartement que l’on désirait a déjà été loué. L’appartement représentant l’option B est donc la seule option pensable.On aurait pu prendre un petit guess, au péril de perdre notre appartement B, dû à la concurrence accrue des beaux appartements encore disponibles.

Je me rend bien compte que ce “jeu de bourse” est tout de même difficile, et que deux jeunes inexpérimentés comme lui et moi ne peuvent pas toujours gagner.

J’espère simplement que tout se passera bien.

-TP-