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Je suis tombée ce soir sur un de ces documentaires qui passent à Radio-Canada dans le cadre de l’émission Zone Doc… J’étais sans équivoque attirée et curieuse par son sujet, les enfants sorciers. Bon. On peut s’attendre à un petit conte du genre Kirikou, mais je parlerai plutôt de quelque chose de légèrement plus triste ce soir. Les infanticides et la torture infantile, pourquoi pas.

À la naissance ou un peu plus tard dans l’enfance, on peut constater certaines caractéristiques dites anormales et même maléfiques dans cette situation : en passant de l’enfant qui sort de sa mère par les pieds ou le bras jusqu’à l’handicap physique, mental ou même une avance intellectuelle, il est trop courant dans certaines régions d’Afrique de maltraiter, de rejeter ou de tuer ces enfants victimes de leurs parents englués par les superstitions. En effet, ils ne sont pas appelés enfants, mais bien sorciers, démons, ou bien sont considérés comme indignes de la race ou de la société. Le malheur qui pèse sur une famille peut être ainsi facilement reporté sur un bébé tout naissant ou même sur toute une “portée”.

Le coeur de cette pratique pouvant être associée à un genre d’eugénisme est en République Démocratique du Congo, où le nombre d’enfants errants seulement à Kinshasa s’élève à 40 000. Ce pays qui sort à peine de la guerre donne très peu de soutien aux pauvres et aux familles, comme beaucoup de pays d’ailleurs. Alors que le salaire moyen au Congo est de 30$ par mois, des mères sont prêtes à payer le triple, voire même le quadruple de cette rémunération mensuelle pour seulement obtenir consultation d’un quelconque prêtre vaudou ou pseudo-spécialiste pour ensuite exorciser ou exécuter un enfant.

Tout ça passe par tous les sévices corporels, mais bon, je suis une anti-sensationnaliste, donc je vous épargnerai les détails.

Je suis plus fan des coups de pelle. Les enfants sorciers, c’est un peu abusé.

!Lau!

Vous les connaissez, ce genre de talkshows qui exposent à grands coups de dramatisations et de témoignages humides et larmoyants des cas de désespoir et de détresse infinies…Ça leur arrive de faire des retours émouvants…La famille Tremblay trois mois plus tard, comment ils vivent aujourd’hui leur nanisme ajouté d’un handicap cérébral sérieux, de syphilis occasionnelle, couronné d’oreilles en choufleur…Faisons aujourd’hui la même chose, mais pour les postétudiants du cégep de Rimouski, spécialement ceux en Sciences de la Nature, traumatisme oblige.

Dix jours après la fin de la session, voici comment je vis mes VACANCES.

Puisque je commence à travailler à temps plein qu’en début juin, je me suis permise un petit voyage en Ontario, dans un village de 4000 personnes et d’une douzaine d’églises : Lakefield. Un peu malgré moi, j’ai commencé à m’empâter. La paresse, cette tendance diabolique qui a dû être refoulée toute l’année durant, a pris possession de mon âme chaste et pure. Elle se traduit par plusieurs symptômes, soit obésité du sommeil, créée par l’accumulation de grasses matinées, une accomodance à la sérimine, drogue provenant du canal Séries +, spécialement des séries policières telles que les Experts, Témoins silencieux et CSI Miami, puis des visites un peu trop fréquentes sur le site de Fesse-bouc, bien qu’à chaque fois, je constate que c’est inutile et emmerdant.

Bref, je croûte, végète et les quelques petits trucs que je devrais faire tels qu’organiser mon trip en Europe de l’automne prochain se trouvent momentanément engloutis par mon état d’alitement intensif. C’est clair que les vacances, c’est fait pour se reposer. Mais j’ai succombé. Surdose. Je m’en vais marcher sous la pluie, et que ça saute!

Ah et puis…Je m’ennuie de Rimouski. Ça y est je l’ai dit! Je suis partie!

!Lau!

Un oiseau et un battement d’ailes comme le pouls de mes aveux…

Un grand héron.

Ses gestes, comme une danse dont la lenteur s’imprègne de la gravité du moment, de l’importance du Monde.

Mystère… Mon corps m’est étranger et je cours.

D’un seul coup, tu aurais sauté du quai et je t’aurais suivi, dans un ultime souffle pour l’amour

Je t’aime comme la Terre. La brise aux mèches, le vent dans la tête et du soleil plein le corps…

Lau

Une semaine avant la date cruciale du vendredi 16 mai, alors que l’on est enterrés par dessus la tête de devoirs, de travaux et d’étude à faire, on s’identifie très facilement à des appellations telles que : ratz, nerds, pas-de-vie, zombie, légume, coquerelle insomniaque, etc. Aussi, en ce samedi 10 mai 2008, après huit heures de chimie, voici la liste des caractéristiques d’un étudiant en fin de session en Sciences de la Nature. Plusieurs pourront confirmer.

 

Alors tu te fucking pètes une fiouse quand:

 

1) tu fais des travaux et que tu te mets à parler tout seul, parce que ça t’aide.

2) tu deviens momentanément accroc au café

3) tu adoptes une position de néo-yoga: la salutation du dos voûté au soleil

4) les seuls contacts que tu as avec la civilisation se résument à des questions de physique

5) les seules phrases qui sortent de ta bouche quand tu croises le sexe opposé c’est : “beuh beuh racine carrée de la masse euf ..blah… Énergie potentielle du dixième…keuf keuf… “, etc.

6) tu manques crisser ta calculatrice par la fenêtre à tous les cinq minutes

7) tu dors accompagné de tes graines d’efface

8 ) tu déjeunes, dînes, soupes et dors au local de Sc. Nat. , y compris la fin de semaine

9) je pourrais continuer la liste, mais j’ai pas le temps. À vous de continuer!

 

!Lau!

En cette fin de session, la dernière pour un bon moment, j’ai besoin de rêver. À force de lutter à feu et à sang contre les obligations et les désespoirs quotidiens que nous offre le programme de Sciences pures, j’ai besoin de m’imaginer le moment où je pourrai me soûler en paix, le prochain moment où je pourrai lâcher mon fou sans gêne ni…tout autre agent contraignant que ce soit. Je pense à la soirée parfaite, mélange de bouts de souvenirs vécus ou à venir, peut-être!

C’est le genre de soirée d’été où le ciel est dégagé, le vent est bon et les amis aussi…On boit tranquillos, on déconne et on rit autour d’un feu de plage. Une couple de guitares et c’est les Québécois qui embarquent, avec leur Paul Piché et leur Harmonium («Où est passé tout ce mon-de qui avait quelque chose à raconter…!») et leur petit côté bilingual sympatoche avec du Manu Chao et du Bob Marley. On a le sourire au coeur, et on profite des derniers moments qui nous rassemblent, tout le monde devant ensuite se quitter pour l’été, l’année ou la prochaine décennie. La soirée se continue au Sens, où le DJ flaire bien le potentiel de party qui nous habite, et se lance alors dans nos tounes. Les habitués de party de fête savent de quoi je parle. C’est le succès à tout coup. Les shooters fusent de partout, les bières giclent et les têtes se cognent! On se promène de tables en tables, tout le monde se connaît et tout le monde est content. L’euphorie habite tout le monde sans exception, sauf peut-être une de nos amies qui pleure parce qu’elle se croit laide et moche, mais on continue à boire. De l’eau. Tsé le genre de soirée où on va 22 fois aux toilettes. On paye une tequila à la fille déprimée, et on retourne sur la piste de danse, où on enchaînera toute une trâlée de chorégraphies toutes plus quétaines les unes que les autres. Pour on ne sait quelle raison, on se trouve à faire du bodysurf sur la foule soûle et en délire…Tsé ce genre de soirée où les heures semblent s’évanouir à chaque clin d’oeil, ces heures que l’on essaye de rattraper, mais en vain. On continue de se téléporter d’un endroit à l’autre (parce qu’avec le pourcentage d’alcool qu’on a dans le sang, les moments accélèrent puis ralentissent…puis se volatilisent!), puis on croise la fille déprimée de tantôt qui est en train de subir les consolations orales d’un jeune inconnu en visite. On est soûl mais pas trop, juste assez pour rire sans retenue dans le dos du couple temporaire qui s’active dans un coin. Mais quelle soirée! Elle n’est toujours pas finie, mais elle vous semble déjà trop courte…

Si on finit dans notre lit, on s’endort à moitié déshabillé avec un sourire en coin, après avoir lâché un petit  commentaire pour soi-même typique de l’euphorie et du taux d’alcoolimie de la soirée du genre : « Ah! je vous aime tout le monde! » ou bien « Aaah je suis tellement bien »! 

Et si on a bu assez d’eau durant la soirée, on a PEUT-ÊTRE pas trop un gros mal de caboche le lendemain midi. Mais bon, pour la soirée! On y pense même pas…

!Lau!

 

 

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Trop souvent, tout est une question de mode. Et au 21e siècle, la mode, c’est d’être cave. Je parle de cette génération de cyber-gens qui sont cool via leur skyblog. Encore la, cool dans le sens de sans profondeur, avec une couple de termes genre “sexy”, ”chill” et autres, sans oublier le cyber-bitchage. Un exemple? Allez voir l’onglet «Not’ skyblog», vous allez pouvoir avoir une idée, même si les concepteurs se sont complètement bidonnés à faire cette parodie des pires conneries que l’on trouve sur le net…

     

Vous vous doutez que je parle du blog d’une fille, mais la cyber-imbécilité existe aussi version mâle. Y’aura juste un peu moins de craques de seins (encore là…) et un peu plus de photos de Mustang et de calottes. Quand on se limite à ça dans la vie, on est loin de la révolution. Je suis tombée là-dessus cet après-midi. C’est pas un peu loser de blaster quelqu’un de ton entourage sur ton skyblog? Et si c’était toi le problème? J’espère de tout coeur que dans cinq ans, la fille en question pourra être en mesure de dire : « Bordel que ma vie était futile dans ce temps-là»! Msn, c’est pas très profond comme endroit pour entretenir ses relations interpersonnelles.

Et c’est pas juste la question de passer sa vie entre son skyblog et msn, c’est faire tourner sa vie autour de son raidissage de cheveux, tenter d’être originale en s’habillant au Garage et aguicher le premier colon à la face de Prince Charles du coin avec du gloss de chez Ardène. Je trouve ça vraiment triste. 

 Lau 

Aujourd’hui, j’ai réfléchi. J’ignore si vous connaissez ce petit feeling qui m’habite en ce moment : vous venez de lire ce bouquin de philo qui vous était imposé mais que dans le fond, vous aimez bien et PAF! Vous sortez dehors et vous respirez un bon coup avec quelques flocons de neige en bonus et vous vous dites : « La vie, c’est beau! » (Et pour ceux qui chiâlent contre la neige, on est en mars, on est au Québec…c’est une des fatalités de la vie! Le printemps, c’est au mois de juin. Au pire, polluez plus pour que le réchauffement se fasse plus vite!) Je vous cite d’abord une partie du prologue de l’Alchimiste de Coelho, pour les infâmes qui ne l’ont jamais lu, puis je continuerai…

 

« L’Alchimiste connaissait la légende de Narcisse, ce beau jeune homme qui allait tous les jours contempler sa propre beauté dans l’eau d’un lac. Il était si fasciné par son image qu’un jour il tomba dans le lac et se noya. À l’endroit où il était tombé, naquit une fleur qui fut appelée narcisse. Mais ce n’était pas de cette manière qu’Oscar Wilde terminait l’histoire. Il disait qu’à la mort de Narcisse, les Oréades, divinités des bois, étaient venues au bord de ce lac d’eau douce et l’avaient trouvé transformé en urne de larmes amères.

«Pourquoi pleures-tu? demandèrent les Oréades.

-Je pleure pour Narcisse, répondit le lac.

-Voilà qui ne nous étonne guère, dirent-elles alors. Nous avions beau être toutes constamment à sa poursuite dans les bois, tu étais le seul à pouvoir contempler de près sa beauté.

-Narcisse était donc beau? demanda le lac.

-Qui, mieux que toi, pouvait le savoir? répliquèrent les Oréades, surprises. C’était bien sur tes rives, tout de même, qu’il se penchait chaque jour! »

Le lac resta un moment sans rien dire. Puis :

« Je pleure pour Narcisse, mais je ne m’étais jamais aperçu que Narcisse était beau. Je pleure pour Narcisse parce que, chaque fois qu’il se penchait sur mes rives, je pouvais voir, au fond de ses yeux, le reflet de ma propre beauté. » »

Ça peut peut-être ramollir certains d’entre vous, car ça ne colle pas nécessairement avec votre vision fusionnelle et romantique de l’amour, mais je suis d’accord avec mon pote Oscar : nous aimons quelqu’un parce que l’on aime l’image qu’il projette de nous-même, parce que cette image nous valorise… Ça pourrait être perçu comme égocentrique, mais tout dépend de la vision que vous vous faites de la réalité… On choisit nos amis et nos amours, ce n’est pas Aphrodite qui nous les a mis sur notre chemin. C’est en leur qualité humaine et leur joie de nous faire sentir aussi humains et aussi aimés qu’eux qu’on les choisit, au fond. J’ai un jour constaté que j’étais différente en face de chacune des personnes que je rencontrais dans une journée. Je n’étais pas profondément différente, seulement, une partie de ma personnalité se trouvait plus accentuée avec une telle personne, et une autre était davantage mise de l’avant devant quelqu’un d’autre… J’ignore si tout le monde est comme ça, mais plusieurs m’ont affirmé qu’ils faisaient comme moi, inconsciemment, mais qu’ils l’avaient constaté aussi… C’est ainsi qu’on apprécie les gens, par leur manière de nous apprécier, par leur manière de faire ressortir ce petit clin d’œil de nous que l’on aime bien nous-même… Et comme dirait Erich Fromm (je tire ça d’Éthique à l’usage de mon fils, de Fernando Savater), « chacun de nous doit d’abord s’aimer soi-même avant d’aimer autrui ».

!Lau!

Salutations à vous! Et bonne Saint-Patrick!  

Comme une bonne écrivaine, je me dois de montrer quelques parcelles de mon oeuvre, question d’en obtenir une certaine satisfaction, peut-être même une libération. Eh bien durant le marathon d’écriture qui a amené la Belgique à mon âme éperdue, je me laissai aller dans tout plein de déboires intellectuels qui me permit de libérer la folie insomniaque qui m’assaillait, dans la nuit du vendredi au samedi 8 mars 2008. Je ne m’attendais pas à être autant dénuée de conscience esthétique. Il fut un temps, vers les 7-8heures du matin (la moitié du marathon), où plus rien ne m’intéressait, alors j’écrivais seulement pour écrire et ça a donné quelque chose de vraiment… inhabituel. Aussi en plein milieu de la nuit, j’ai été prise d’un délire partagé avec mes collègues de table…Fous rire et poèmes ridiculement bien orchestrés. Je vous ferai un jour la lecture de mon poème s’intitulant « Le petit écureuil ». Pour l’instant, voici ce que j’ai écrit pour le concours littéraire.

22h30  Le concours littéraire : «En face, sur le banc» 

Tout y est immobile. Apparemment, rien ne s’y passe. En fait, il s’y trépasse tous les évènements du monde. Les époques puis les ères changent mais toujours reste cet étrange assemblage d’atomes de carbone qui forment le banc de bois, en face. À proximité, comme un trou, une faille spatio-temporelle à qui rien n’échappe. Inatteignable, immortel, le banc attire le vide et le vide attire le banc. Le temps s’y perd, les secondes décélèrent, n’y sont plus éphémères. Pour les regards insouciants, c’est un banc, rien qu’un banc. Il est plutôt un banc de rien. C’est quand on se demande s’il n’est vraiment qu’un banc qu’il prend toute sa signification. On le fixe, on le décompose et on le suppose. En face, sur le banc, il y a un moment infini : où tout n’est plus, qui plus est rien du tout. On le fixe et on le fixe encore et…Plus rien. Aujourd’hui, le tout, le grand, m’a inspirée puis aspirée. Le banc qui n’était rien a tout vu, tout entendu, tout senti à ce moment précis. Le néant avait connu tous les séants puis toutes les assises de l’univers. Aujourd’hui, le Rien a fusionné avec le Tout, comme le ciel et la terre, comme la vie et la mort. 

 

Pour le reste…j’aurai peut-être l’impudeur de vous le montrer un jour!

 

 

Me voilà à Bruxelles, ville de pavés de pierre, de bistros et de chocolateries…Certains diront que je fais chier, mais dites vous que j’écris en ce moment sur ce blog pour perpétuer mes apparitions salées comme dans grain de sel. Avec un clavier européen, en plus. Certains évènements m’ont amenée à réfléchir. La confiance d’une femme ne tient souvent qu’à un fil…Qu’est-ce qu’être sexy? Sur le coup, on trouve cette question stupide, puis quelques secondes plus tard, on y pense un peu plus…Cela doit dépendre des goûts, vous me direz. Très probablement, comme notre perception de la beauté. Ce sont des notions bien relatives. Pourtant, ça peut déranger. Je trouve un peu pitoyable de voir tous je dis bien TOUS les hommes se trahir en baissant les yeux sur les fesses d’une fille qui est près de moi, portant des jeans particulièrement moulants. Du genre deuxième peau. Alors au moment même où un regard se pose sur ce derrière un tant soit peu aberrant, quelle pensée se forme dans l’esprit de celui à qui le regard appartient? Il ne se dit certainement pas : “Tsss…franchement”. Soyons réalistes. Je pencherais plutôt pour certaines pensées que je ne divulguerai pas ici. Alors la question est : Est-il vraiment valorisant de susciter l’obsénité masculine? J’entends des woooo menute d’ici, mais je mets une nuance : l’attirance peut entraîner certaines pensées reliées à la sexualité, soit. Mais quel genre de sexualité? Hen hen! Peut-on vraiment se vanter d’attirer tous les yeux sur ses fesses et ses seins quand on a plutôt tendance à être considérée plus que moins comme un objet? Certaines ne vivent que pour le désir qu’elles suscitent. Ca me révolte un peu. Il y aura toujours des milliers de “mais”, mais peu importe. Oui, je peux être vexée, mais point jalouse. Y’a des putains de limites! Je préfère éviter les talons hauts sur les rues belges. D’après moi, sexy et élégante font 9 quand on manque se renverser la cheville à chaque pas, et qu’on doit courir pour tenir le rythme du groupe…Mais c’est bien seulement mon opinion. Je préfère dormir, plutôt que de passer d’interminables moments devant le miroir à entrenir une image qui ne veut rien dire, finalement. Je préfère porter un foutu imper à capuchon plutôt que de me tremper en portant une petite veste qui fait ressortir davantage mes seins déjà très… proéminents. Tout est une question de SURFACE. Les faux cils, les voitures de sport et les miroirs portatifs. Tout pour entretenir une version peu glorieuse de la sexualité, celle où tout se fait selon des angles de caméra, celle qui fait retourner la tête des gars…Non, je ne fais pas un texte de frustrée qui manque de popularité. Je m’insurge seulement contre la carence en vitamine Profondeur de la société et du goût trop souvent douteux des êtres humains. Ca me fâche et pourtant, j’assume complètement mon choix qui penche vers le confort physique et psychologique. Je suis peut-être pas sexy en capuche, mais au moins, je fais pas honte à mon sexe. C’était mon point final.!Lau!

Comme le dirait si bien Louis chéri, le rush de fin de DEC m’assaille de toute part (je n’oserai point parler pour Pierluc, mais je doute bien que c’est la même chose pour lui…). Les Sciences de la Nature, c’est comme une épée de Damoclès qui te tombe dessus une fois toutes les deux semaines : je pourrais aller jusqu’à dire qu’en Sciences Nat, on s’amuse! Seulement, les rushs vont et viennent, désespérant, arrachant même parfois des larmes de panique qui sont la plupart du temps essuyées par des crises de bouffe! Pourtant, les notes ne sont plus une priorité dans ma vie, et ça, c’est quelque chose qui ne se voit pas trop souvent dans ce programme où toute personne qui semble se faire du fun risque de se faire regarder croche par un prétendant au trône de la médecine. Oh là là que je vois d’ici mes compatriotes me pitcher des tomates! J’exagère, mais ça m’arrive souvent. Et je parle pas des tomates! On oublie trop souvent que travailler dans une atmosphère où il n’y a pas seulement place au grave sérieux de la «MATURITÉ» est d’autant plus bénéfique. La maturité, je suis désolée si je crée de l’émoi pour certains, mais ne rime pas trop souvent avec sérieux. Le plus triste, c’est que le Cégep c’est aussi, selon moi, fait pour accroître sa vie sociale et ses intérêts hors cours. Mais c’est en faisant des trucs de ma vie comme écrire, danser et rire que j’ai renoncé à la médecine, rêve de mon secondaire. Et c’est sans regret (si vous saviez comment je suis contente de m’imaginer dans les vignobles l’automne prochain)! Tout ça pour dire que j’écris, en ce dimanche matin qui annonce beaucoup de physique. Mais comme le plaisir a une grande place dans ma vie, je me laisse aller…Quel vil péché! Jetez-la au bûcher!

!Lau!

L’arrivée d’une petite tempête de neige cette nuit nous rappela, à mon père et à moi, quelques péripéties d’une journée de fin de session en décembre dernier…Ce fut le 17 décembre 2007 qu’un désabusement pour le service de déneigement de la ville nous assailla tous les deux. Après avoir découvert à 6h45 que le Cégep était fermé, je me levai un peu déprimée d’avoir à repousser mon dernier examen, mais atteinte d’une fébrilité qui est propre aux enfants une journée de tempête! C’est ainsi que vers les 10 heures, je m’habillai tel un inuit pour rejoindre mon père qui commençait à évaluer la gravité du désastre : beaucoup de neige. Beaucoup. Le pelletage, c’est cardio. Depuis quelques années, je ne peux plus compter sur mes frères pour me complaire dans les joies de ma féminité, qui dans de légers spasmes traditionnalistes, pouvait jouïr d’un certain confort face aux travaux physiques. J’ai tout de même toujours aimé jouer dans la neige, alors les heures de pelletage qui m’attendaient n’arrivaient pas à détruire ma motivation!! Après deux heures, mon père et moi avions réussi à passer au travers des trois quarts du travail. C’est alors que dans un rugissement d’acier apparut la “gratte” aux vitres gorgées des flammes de l’enfer engagée par la ville pour déneiger les routes. Elle passa lentement sous nos yeux implorants, nonchalante, pour amplir notre stationnement  et nos pieds d’une neige compacte et lourde, doublant le travail que nous avions à faire au départ! C’est alors qu’une vague de Dalaïlamaisme nous submergea tous les deux, filtrant tous les sacres dignes d’un bûcheron de la Vallée qui auraient pu nous venir à la bouche pour les transformer en un simple petit rire jaune inoffensif. M’étonnant moi-même de tant de zenitude, je lançai ironiquement mais de bon coeur à mon père que c’était une des plus belles activités père-fille que j’avais jamais faites. Malgré le fait que les déneigeurs font ce qu’ils peuvent, je me plaisais à imaginer le conducteur de “gratte” démoniaque qui criait des MOUAHAHAHAHAH! après avoir détruit tout espoir de vie chez de pauvres petits habitants… Nous nous remîmes au travail avec l’énergie du désespoir. Mais nos péripéties d’hiverses et avariées ne s’arrêtèrent pas là : un tracteur apparut entre deux bourrasques de poudrerie, pour accomplir sa noble tâche dans la cour du voisin d’en face. Alors qu’il se reculait pour quitter vers un monde meilleur, il avança vers notre fameux banc de neige pour réduire à néant ce qui représentait pour nous encore une heure de travail. Nous l’accueillîmes avec un grand sourire qui criait «HALLELUJAH!». J’observai repartir notre bon samaritain sur tires extra larges qui m’avait convertie en quelques secondes en sa religion, peu importe laquelle. Ça ne lui a rien coûté de passer un ptit coup sur notre entrée, mais il aurait tout aussi bien pu se foutre de nous et partir sans un regard en arrière. Imaginez si toutes les personnes de la terre faisaient comme lui. On passe trop souvent notre chemin sans avoir sauté sur LA petite occasion qui nous aurait rien coûté, mais qui aurait fait la journée de quelqu’un. Pour d’autres qui ont plus de pouvoir ou de notoriété, ç’aurait peut-être fait  la vie de quelqu’un. ‘Voyez ce que je veux dire? C’est alors que Jacques le fataliste apparaît et s’écrie : «Anyway, on y peut rien, on est dans une foutue société individualiste»! Et moi, dans une lutte au conformisme et au déterminisme qui mine tout progrès, je continuerai toujours de faire de jolis sourires et de petites plaisanteries à la caissière qui passe de longues journées sous les lumières blafardes d’un Super C. Amen.

!Lau!

Après cet acéré de Louis et ce bon vieux Pierluc arriva Laurence, la femme. Apparition sonore de Pierluc qui fait : pom pom POM… On a beau se faire appeler le «sexe faible», les hommes ont besoin de nous et ce, de plus en plus! Et c’est tant mieux, parce qu’anyway, plus on est actives dans la société, mieux celle-ci va se porter. S’en suivit d’un discours extrémistoféministosénile qui ne viendra pas (on entend tous les faux machos de ce monde crier «Yéééé!»), car je ne suis pas le genre à cracher sur les gars. On aime ça se faire réchauffer les nuits froides d’hiver. Ça, c’est universel. Comme dirait le tablier que j’ai acheté à ma belle-mère pour Noël : «Faites l’amour, pas la vaisselle»!

!Lau!