Il est 00:28, j’ai comme seul lumière le reflet de mon écran à cristaux liquides. J’ai des difficultés à dormir tôt la nuit, alors j’écris. Tout ce qui me passe par la tête. Et non, je ne suis pas saoul, cette fois-ci.

Comment ai-je fait pour m’en retrouver là où je suis présentement ? J’avais tout pour être heureux, et j’ai tellement merder que la seule envie que j’ai présentement, c’est de quitter cette foutue ville, meubler mon appart le plus vite possible et me trouver un boulot pour combler mon vide professionel. Les gens ont des rêves, des aspirations, et moi, je les regarde passer avec cette impression que jamais je ne serai comme eux, que peu importe ce qui m’arrivera, la vie trouvera un moyen de me calisser des embuches dans les jambes pour que je ne l’ait pas façile, pour une fucking fois.

Succession d’échec, autant personnel que professionel, je me retrouve à la croisée des chemins en pleine crise identitaire avec comme seule conviction la rage de ne pas vouloir être comme ceux qui m’ont précédé. J’ai la rage. Je suis en criss contre tout. Je me fout de tout ce qui me semble peu important pour moi. Pourquoi faire plaisir aux autres alors que cela ne me procure pas une satisfaction personnelle ? Je suis en train de devenir tranquillement mais surement mon principal ennemi.

Les gens disent que si vous n’avez pas été Marxiste-Leniniste avant 30 ans, vous êtes sans coeur, mais que si vous l’êtes après, vous êtes sans tête. C’est parce que tous ces révolutionnaires se sont fait brisés leurs rêves par cette classe 34-59 ans qui mène le monde. Loin d’être Marxiste-Léniniste moi-même, mes idéaux sont centrés sur l’idée d’une justice sociale, maudissant cette classe élitiste auquel je ferai peut-être parti un jour.

Dexter a un jour chanté Change The World, à la fin d’Ixnay… Y’a t-il des gens qui un jour vont vraiment changer le monde ? Pfft. Le monde, ca sera toujours 1% de la population qui exploite les 99% restant. Bin oui, faite moi à croire que les gens se font pas exploités. Ils sont tellement heureux de se le faire faire qu’ils ne disent pas un mot, prenne leur chèques à chaque jeudi et remercie leurs exploitants comme si c’était le plus beau jour de leur vie.

Pour vraiment changer le monde, il faudrait juste se sauver. Get the fuck out. Run out of that fuckin’ trick-nology.

-TP-