C’est quoi, un vrai ? Si vous m’avez côtoyé, ne serait-ce que tout petit peu, vous m’avez peut-être déjà entendu dire «Toé t’é un vrai». C’est quoi être un vrai, c’est quoi que ca veux dire ces conneries-là. Encore là, ca peut dépendre de tout contexte social. Brett Favre peut être vu comme un vrai par des millions de fans des Packers ou de la NFL. Ce médecin obscur qui travaille 7 jours sur 7 parce que nous sommes en pénuries pour un salaire deux ou trois fois inférieur à ce qu’il pourrait faire ailleurs peut être considéré comme un vrai par beaucoup. Un homme qui a une vie normale mais qui donne quelques heures de son temps comme bénévole à un organisme sans but lucratif peut-être perçu comme un vrai.

Tout ces définitions de vrai peuvent être acceptables. Suffit de voir votre définition de vrai à vous. Selon Antidote, un vrai, c’est : Se dit d’une chose concrète qui est réellement ce qu’on dit qu’elle est, qui n’est pas imitée. Qui n’est pas imitée, on pourrait peut-être donc dire de quelqu’un qui est vrai qu’il ou elle est donc unique. Plus j’y repense, plus cela fait du sens. Pour moi, un  vrai, c’est quelqu’un d’unique. Mais c’est loin d’être simplement ça.

Parce que, quand on y pense, Tout le monde est unique. En fait, pas vraiment, puisque les être humains sont un modèle de conformisme qui n’a d’égal dans le règne animal. Comme Palahniuk le disait si bien : «You are not a beautiful and unique snowflake». On est tous pareils, c’est ce que je veux dire au fin fond. Et pour tous les philosophes dans la salle qui s’insurgent dans la salle, nous sommes tous des êtres humains dotés de ce qu’on appelle la «raison». C’est ce qui fait de nous des êtres semblables.

Quest-ce qui fait qu’on est un vrai dans le fond ? Allez chier avec vos explications de merde, de ces beaux mots pour impressioner la visite illettrée, de ces fameux cocktails de courage, de détermination, d’intelligence, et tous ces illusions. Pour moi, c’est l’envie, l’admiration. J’envie Maurice Richard. J’admire Maurice Richard. Je ne l’ai jamais vu joué, il est mort quand j’avais quelque chose comme onze ans, mais j’envie cet homme. J’envie Stephen Colbert. J’admire Stephen Colbert. Pourtant le gars n’est pas un héros (quoique…). Il n’est plus grand que nature. J’aimerais vivre ce qu’il a vécu.

La prochaine fois que vous direz : «Toi t’es un vrai», pensez-y.

-TP-