Maxime Bernier dans toute sa splendeur.
Les scandales en politique, c’est aussi vendeur pour un parti que le dernier one woman show de Marie-Lise Pilote.
Tout a commencé par une petite boîte de Jos Louis. Le ministère des Affaires Étrangères du Canada, puissance économique mondiale, s’en va en Afghanistan, encourager des soldats qui combattent depuis des lunes pour une cause semi-légitime, et lui, la seule chose qu’il est capable de leur apporter, c’est une maudite boîte de Jos Louis. J’ai absolument rien contre les Jos Louis, tenons-nous le pour dit : c’est un excellent moyen d’étancher une faim. Cependant, j’en ai contre la guerre, et contre ces politiciens qui envoient des hommes se faire abattre pour une cause perdue d’avance. Le ministre des Affaires Étrangères Maxime Bernier a fait rire de lui pour la première fois avec cette histoire-là.
Bernier a ensuite créé de grands incidents diplomatiques, notamment lorsqu’il a donné son opinion sur le gouverneur de Kandahar, disant qu’il vaudrait mieux qu’on le remplace au plus vite. Non seulement a-t-il transgressé la règle numéro un de la politique internationale, qui est de ne pas se mêler de la politique interne d’un autre pays, mais il l’a fait avec un manque total de classe, ce qui a attiré les projecteurs sur lui, ce qui n’est pas très bon signe en politique.
Mais son histoire avec Julie Couillard, ancienne épouse de quelques motards en règle, fut la goutte qui a fait déborder le vase. Ce véritable téléroman suivi naturellement par les grands médias comme TVA, Radio-Canada, Cyberpresse et même La Semaine, qui, voyant que Nathalie Simard commençait à tanner les gens, sauta sur l’occasion comme on saute sur une bouteille d’eau quand on a soif par une journée chaude d’été.
On a par la suite appris qu’il avait laissé des documents confidentiels chez Mme Couillard, qui les garda pendant un méchant bout de temps, avant qu’elle ne se rende compte, quelques heures seulement avant de faire une entrevue avec un empire médiatique moyennant probablement une somme d’argent rocambolesque, que ces documents n’étaient pas à elle, qu’elle ne devait pas être en sa possession et qu’elle ferait probablement mieux d’aller les shooter à un avocat qui ferait le sale travail de prendre son char, de faire la route jusqu’à Ottawa et d’aller les donner au futur Ministre des Affaires Étrangères, puisque Bernier s’est faite tasser entre-temps.
Drôle d’histoire, Mr Bernier…
-TP-


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