Ils montraient l’autre jour aux Francs-Tireurs, l’émission «vedette» de Télé-Québec, cette chaîne de télévision qui est encore et toujours sur le respiratoire artificiel, quelques uns des meilleurs moments des 10 ans de la série, avec les politiciens. Bien entendu, la langue de bois est de mise lorsqu’on parle avec des politiciens, mais ca reste qu’il y en a qui peuvent, parfois, avoir quelque chose d’intéressant à dire. Ce qui est bien, c’est que la popularité des partis est souvent inversement proportionnelle avec la teneur d’intérêt des discours. C’est souvent les plus petits partis qu’on prend le plus plaisir à écouter en entrevue.
Autre fait intéressant, les moments qu’ils passaient portant sur les femmes en politique. La mairesse Boucher avait alors mentionné que la plupart du temps, les femmes n’étaient que des bouches-trous dans les partis politiques, n’étant placées que pour que le Parti au pouvoir puisse dire que la population féminine est représentée dans le cabinet.
Suite à cela, je me suis posé comme question, en tant que grand geek de politique, quelle ministre de sexe féminin pouvais-je me rappeler pour les bonnes raisons (Cela n’inclut donc pas les Courchesne, Normandeau ou James de ce monde, n’étant que de véritables poupées du PLQ…) ? Il y avait quand même Lise Payette, pionnière en son genre du militantisme de la condition féminine aux cotés de grande dame comme Casgrain ou Gérin-Lajoie.
Ne regardant que du côté du Parti Québécois, que je connais un peu mieux, Il y a bin sur d’autre noms, qui tomberont sans doute dans l’oubli tôt ou tard, comme ceux de Louise Harel, ou de Diane Lemieux, qui, après avoir très peu marqué leur époque, risqueront au mieux de finir dans des salles de nouvelles de RDI, ou au pire, au Club des ex ou à Il va y avoir du sport! avec la toujours très charmante Marie-France Bazzo.
Mais que pourrait-on faire pour changer la situation ? Certain électeurs pro-système mixte sont convaincus que la proportionnelle mixte réglerait tous les problèmes, puisqu’il y aurait autant d’homme que des femmes sur les listes de candidats du Parti. Cependant, un système proportionnel mixte enlève toute forme d’importance aux régions, qui se trouverait dévalorisé par l’extraordinaire grosseur en proportion d’une seule ville sur le reste de la province. La mixte n’est donc pas chère dans mon coeur.
Que faire ? Les femmes sont-elles destinées à être les «bouches-trous», comme Mme Boucher l’exprimait si bien, des partis au pouvoir ? Peut-être qu’avoir une Première Ministre aiderait à la situation. Sait-on jamais. Mais je me fais plus trop d’espoir avec le PQ, avec, en plus Marois comme chef…
Sait-on jamais.
-TP-

No comments
Flux de commentaires pour cet article