En cette fin de session, la dernière pour un bon moment, j’ai besoin de rêver. À force de lutter à feu et à sang contre les obligations et les désespoirs quotidiens que nous offre le programme de Sciences pures, j’ai besoin de m’imaginer le moment où je pourrai me soûler en paix, le prochain moment où je pourrai lâcher mon fou sans gêne ni…tout autre agent contraignant que ce soit. Je pense à la soirée parfaite, mélange de bouts de souvenirs vécus ou à venir, peut-être!
C’est le genre de soirée d’été où le ciel est dégagé, le vent est bon et les amis aussi…On boit tranquillos, on déconne et on rit autour d’un feu de plage. Une couple de guitares et c’est les Québécois qui embarquent, avec leur Paul Piché et leur Harmonium («Où est passé tout ce mon-de qui avait quelque chose à raconter…!») et leur petit côté bilingual sympatoche avec du Manu Chao et du Bob Marley. On a le sourire au coeur, et on profite des derniers moments qui nous rassemblent, tout le monde devant ensuite se quitter pour l’été, l’année ou la prochaine décennie. La soirée se continue au Sens, où le DJ flaire bien le potentiel de party qui nous habite, et se lance alors dans nos tounes. Les habitués de party de fête savent de quoi je parle. C’est le succès à tout coup. Les shooters fusent de partout, les bières giclent et les têtes se cognent! On se promène de tables en tables, tout le monde se connaît et tout le monde est content. L’euphorie habite tout le monde sans exception, sauf peut-être une de nos amies qui pleure parce qu’elle se croit laide et moche, mais on continue à boire. De l’eau. Tsé le genre de soirée où on va 22 fois aux toilettes. On paye une tequila à la fille déprimée, et on retourne sur la piste de danse, où on enchaînera toute une trâlée de chorégraphies toutes plus quétaines les unes que les autres. Pour on ne sait quelle raison, on se trouve à faire du bodysurf sur la foule soûle et en délire…Tsé ce genre de soirée où les heures semblent s’évanouir à chaque clin d’oeil, ces heures que l’on essaye de rattraper, mais en vain. On continue de se téléporter d’un endroit à l’autre (parce qu’avec le pourcentage d’alcool qu’on a dans le sang, les moments accélèrent puis ralentissent…puis se volatilisent!), puis on croise la fille déprimée de tantôt qui est en train de subir les consolations orales d’un jeune inconnu en visite. On est soûl mais pas trop, juste assez pour rire sans retenue dans le dos du couple temporaire qui s’active dans un coin. Mais quelle soirée! Elle n’est toujours pas finie, mais elle vous semble déjà trop courte…
Si on finit dans notre lit, on s’endort à moitié déshabillé avec un sourire en coin, après avoir lâché un petit commentaire pour soi-même typique de l’euphorie et du taux d’alcoolimie de la soirée du genre : « Ah! je vous aime tout le monde! » ou bien « Aaah je suis tellement bien »!
Et si on a bu assez d’eau durant la soirée, on a PEUT-ÊTRE pas trop un gros mal de caboche le lendemain midi. Mais bon, pour la soirée! On y pense même pas…
!Lau!

3 comments
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avril 10, 2008 à 6:46
pierluc7
Wwwoooaaa, j’avais le gros sourire en lisant ça… mais tsé, tu sais, c’est la fête à Franky demain soir… Pourquoi attendre la fin de session?:)
Mais jcomprends vrmt pas de quoi tu parles avec le bodysurfing… C’est complètement farfelu!
avril 10, 2008 à 3:42
Jack
Et si on finit dans notre lit, et pas celle de notre conquête, on ne s’endort pas, car le lendemain, on aura toute la journée pour se rattraper ;)
Hâte de pouvoir boire! (Moi j’ai pas mal à la tête le lendemain, juste un mauvais cas du ballonnement…)
avril 12, 2008 à 10:54
pierluc7
stait ptete pas le party de l’année, mais ça avait bin de l’allure non? hen? HEN??