Le marathon d’écriture ou comment Laurence découvrit sa débauche littéraire.

17 03 2008

Salutations à vous! Et bonne Saint-Patrick!  

Comme une bonne écrivaine, je me dois de montrer quelques parcelles de mon oeuvre, question d’en obtenir une certaine satisfaction, peut-être même une libération. Eh bien durant le marathon d’écriture qui a amené la Belgique à mon âme éperdue, je me laissai aller dans tout plein de déboires intellectuels qui me permit de libérer la folie insomniaque qui m’assaillait, dans la nuit du vendredi au samedi 8 mars 2008. Je ne m’attendais pas à être autant dénuée de conscience esthétique. Il fut un temps, vers les 7-8heures du matin (la moitié du marathon), où plus rien ne m’intéressait, alors j’écrivais seulement pour écrire et ça a donné quelque chose de vraiment… inhabituel. Aussi en plein milieu de la nuit, j’ai été prise d’un délire partagé avec mes collègues de table…Fous rire et poèmes ridiculement bien orchestrés. Je vous ferai un jour la lecture de mon poème s’intitulant « Le petit écureuil ». Pour l’instant, voici ce que j’ai écrit pour le concours littéraire.

22h30  Le concours littéraire : «En face, sur le banc» 

Tout y est immobile. Apparemment, rien ne s’y passe. En fait, il s’y trépasse tous les évènements du monde. Les époques puis les ères changent mais toujours reste cet étrange assemblage d’atomes de carbone qui forment le banc de bois, en face. À proximité, comme un trou, une faille spatio-temporelle à qui rien n’échappe. Inatteignable, immortel, le banc attire le vide et le vide attire le banc. Le temps s’y perd, les secondes décélèrent, n’y sont plus éphémères. Pour les regards insouciants, c’est un banc, rien qu’un banc. Il est plutôt un banc de rien. C’est quand on se demande s’il n’est vraiment qu’un banc qu’il prend toute sa signification. On le fixe, on le décompose et on le suppose. En face, sur le banc, il y a un moment infini : où tout n’est plus, qui plus est rien du tout. On le fixe et on le fixe encore et…Plus rien. Aujourd’hui, le tout, le grand, m’a inspirée puis aspirée. Le banc qui n’était rien a tout vu, tout entendu, tout senti à ce moment précis. Le néant avait connu tous les séants puis toutes les assises de l’univers. Aujourd’hui, le Rien a fusionné avec le Tout, comme le ciel et la terre, comme la vie et la mort. 

 

Pour le reste…j’aurai peut-être l’impudeur de vous le montrer un jour!

 

 


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7 réponses vers “Le marathon d’écriture ou comment Laurence découvrit sa débauche littéraire.”

18 03 2008
Flo (20:43:33) :

Zoli :) et 15 points pour avoir inséré une faille spatio-temporelle dans ton texte! yen a pas assez dans le monde :P

18 03 2008
Flo (20:44:55) :

Je déteste le fait que mes bonhommes en parenthèses et doubles-points se transforment systématiquement en ces monstres jaunes botoxés. Argh.

18 03 2008
lau418 (21:06:33) :

hahaha! Je t’aime Flo!

20 03 2008
le frenchie (15:50:01) :

Wow… très fort… exploratrice de l’espace-temps hein? C’est clair que ce banc est bien plus puissant que le banc de poissons de mon texte :p

20 03 2008
lau418 (16:03:33) :

Merci Quentin! Mais bon, à chacun ses fascinations…Moi c’est le vide, toi c’est les poissons… Qui sait ce qui se cache derrière ces petits airs hagards?

21 03 2008
le frenchie (12:34:57) :

Et qu’entends-tu par “ces petits airs hagards”? Que j’ai la tête dans l’astre nocturne?

21 03 2008
lau418 (18:56:25) :

Je parle des poissons, haha!

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